Une âme – M

Extrait du formidable spectacle de Mathieu Chedid, LAMOMALI avec Toumani, Fatoumata Diawara et Sidiki Diabaté entre autres.

Une âme

J’aimerais un son, une fusion
Ni être un homme ni être une femme
Y a-t-il une autre solution
Dans la langue ça s’appelle une âme

Alors tu seras mon apparition
Monte en moi cette sensation
Je me sens vivre comme je suis
Je suis pas un homme je suis pas une femme

Juste une âme, une âme, une âme
Une âme une âme une âme
Une âme une âme une âme
Une âme une âme une âme

Dans toutes les âmes de ma vie
Au-delà du sexe, d’un amour ??
Je veux du vrai, pas que de la vérité
Mais toutes ces tendresses comme une caresse

Une âme une âme une âme
Une âme une âme une âme
Une âme une âme une âme
Une âme une âme une âme

Pendu a un fil comme un funambule
Perdu dans la ville, on pleure et on prie

Je suis pas un homme je suis pas une femme, tout juste une âme
Une âme une âme une âme
Je suis pas un homme je suis pas une femme
(Une âme une âme une âme)
Je suis pas un homme je suis pas une femme
(Une âme une âme une âme)
Une âme une âme une âme
Je suis pas un homme je suis pas une femme
Une âme

By |2017-11-19T09:30:34+00:00novembre 19th, 2017|Musique|1 Comment

One Comment

  1. Roos ver Stap janvier 1, 2018 at 3:21 - Reply

    si M, si son grand-mère Andrée

    Captifs de l’étrange machine
    Qui nous mène de vie à trépas

    En quel lieu de ce corps en fonction

    De ce sang qui déambule

    Se fixe l’être

    Bâti d’élans de songes de regards

    Qui parle les langues du silence

    Qui devance mots et pensées?

    Qui prononce notre mort
    Qui instaure notre vie

    Qui présence ou absence

    Dans la mêlée des vallées et des gouffres

    Nous prodigue

    Cette sarabande de rixes et de roses

    Nous assigne

    Ce pêle-mêle de discordes et d’harmonies?

    Qui

    tissant ensemble

    tant de corps et tant d’âme

    Nous imprègne de passé
    Nous génère un avenir?

    II

    Plus loin que tes membres

    Plus haut que ton front

    Plus libre que racines

    Tu t’émancipes de l’arbre de chair

    Vers les récits du monde

    Vers l’image inventée

    Hors des marques quotidiennes
    Où tu vécus fièvres et moissons
    Soleils ou mélancolies

    Tu t’élances
    Une fois de plus
    Débauchant l’espérance.

    III

    L’esprit s’aventure
    Tandis qu’en sourdine
    Le corps tout à sa trame
    Poursuit de secrètes et mortelles visées

    Spectateurs ahuris

    Nous déchiffrons soudain

    Sur nos peaux en nos charpentes

    Les croquis de l’âge

    Tout ce grené tout ce tracé

    Tous ces naufrages

    Que nous n’avons pas conduits

    Ces mêmes érosions ces mêmes

    Qu’aucune chair n’a jamais fuis

    Le temps triomphe des temps

    Soumis au projet sans failles

    De l’impassible métronome

    Le corps lentement se déconstruit

    Tournant autour du pieu
    Où s’embrochent nos destins

    Il nous reste la parole
    Faite d’argile et de souffles

    Il nous reste le chant
    Fortifié d’autres chants
    Alluvions qui progressent
    Vers l’horizon sans appel.

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